ÉTHOLOGIE, COMPORTEMENT ÉQUIN ET CHEVAUX DIFFICILES par Renaud SUBRA2018-09-11T20:33:19+00:00

Les apports de l’éthologie pour l’équitation

Une approche comportementale concrète pour renforcer votre relation, optimiser vos performances, répondre aux chevaux « difficiles ».

VERS UN MEILLEUR COUPLE CAVALIER / CHEVAL.

Spécialisé dans le comportement équin, je m’intéresse particulièrement à la relation qui lie un cavalier à son cheval. Régulièrement appelé pour des cas de « chevaux difficiles », je n’ai à ce jour pas vu de cheval – même sur des cas lourds – qui ne soit pas prêt à se canaliser et à donner le meilleur de lui-même dans une bonne relation et un cadre adapté.

Travailler selon les principes de l’apprentissage, les méthodes des anciens écuyers éclairés et les constatations des nouveaux maîtres (« Chuchoteurs »), permet aujourd’hui de résoudre la majeure partie des difficultés que rencontrent les cavaliers, d’améliorer leur relation et d’alléger leurs aides.

Les apports récents de la science (éthologie universitaire) doivent aujourd’hui profiter aux cavaliers et aux chevaux : comprendre son cheval et savoir s’adresser à lui, c’est aller vers le renforcement du couple ; connaître les apprentissages des chevaux, c’est l’assurance d’être compris ; savoir l’observer, c’est lui montrer que vous le considérez. Ne vous en privez pas.

– Renaud SUBRA, fondateur d’Alter Horse©.

Une chronologie de travail autour de 4 axes :

1 – Éducation du cheval
2 – Résolution des difficultés
3 – Renforcement de la relation
4 – Sollicitation et motivation des capacités gymnastiques et sportives de votre cheval.

MOT D’ORDRE : Comprendre l’intelligence du cheval, c’est être capable de s’y adresser et ainsi d’être mieux compris, dans une relation de partage raisonnée, gagnant / gagnant.

« Le cheval a la perception comme il a la sensation, la comparaison et le souvenir. Il a donc le jugement et la mémoire. Il a donc l’intelligence. »

– François Baucher in Dictionnaire raisonné d’équitation, chap. Intelligence.

1. L’éducation du cheval :

Éduquer un cheval ne se limite pas à son débourrage ni à lui inculquer des techniques, c’est avant toute chose lui donner un cadre et devenir son référent – c’est à dire quelqu’un avec lequel il puisse communiquer sur des bases solides.

La finalité recherchée de l’éducation est le dressage : « l’art de permettre au cheval de répéter sur vos demandes des figures ou attitudes qu’il réaliserait en liberté au sein de son troupeau ».

Par l’éthologie (littéralement « Science des mœurs »), il devient possible d’envisager cette éducation en partageant le même langage, et donc en cherchant à se faire comprendre.

C’est donc un travail permanent, de la prise en main du poulain à la recherche de l’extrême finesse du cheval éduqué. Ceci se base sur le savoir-faire du cavalier, mais aussi et surtout, sur l’observation du comportement du cheval, la considération de ses capacités gymnastiques et son état psychique général.

«La connaissance du naturel d’un cheval est un des premiers fondements de l’art de le monter, tout homme de cheval doit en faire sa principale étude.»

– François Robichon de la Guérinière.

2. La résolution des difficultés :

Naturellement, nous ne partageons pas le même mode relationnel : c’est la cause d’incompréhensions qui souvent s’instaurent faute de connaissance, de recul ou encore d’esprit critique.

Ainsi, sans s’en apercevoir, un cavalier qui reculerait systématiquement lorsque son cheval avance vers lui se retrouverait rapidement face à un « cheval difficile »…

Résoudre ces difficultés relationnelles consiste en l’adoption d’un langage partagé. Le cheval pose des questions : vous devez être en mesure de lui donner vos réponses… et petit à petit inversement.

Un simple diagnostique fondé sur l’observation du comportement de chacun permettra de mettre en œuvre des exercices adéquats.

« L’origine de la plupart des défenses de chevaux ne vient pas toujours de la nature ; on leur demande souvent des choses dont ils ne sont pas capables, en les voulant trop presser et les rendre trop savant. » 

– François Robichon de la Guérinière.

3. Le renforcement de la relation :

L’intérêt de l’approche comportementale du cheval et de l’équitation éthologique est de travailler sur la volonté de votre cheval. L’envie est toujours mieux exécutée que la contrainte.

Ainsi, dans le souci permanent d’établir une relation de confiance avec lui, vous permettrez à votre cheval de s’exprimer pleinement, en situation de bien-être, et vous lui offrirez l’opportunité de révéler son potentiel.

4. Solliciter et motiver les capacités gymnastiques et sportives de votre cheval :

Une fois ces trois premiers axes établis, l’erreur la plus répandue consiste à demander à sa monture des performances qu’il n’est pas en mesure d’honorer, sans l’y avoir suffisamment préparée (souplesse, musculature…).

Une équitation raisonnée consisterait plutôt en la préparation gymnastique en vue de l’accomplissement de ces performances. Il faut considérer les capacités physiques (type morphologique, dispositions naturelles…) et les mettre en perpective avec ses objectifs de cavalier. La recherche de cet équilibre permettra de mettre au point un plan de travail gymnastique adapté aux performances que vous recherchez.

Ainsi, vous serez davantage préoccupé par la préparation de votre monture que par l’obtention de résultats qui pourraient lui nuire, tant d’un point de vue psychologique (cheval « braqué ») que physique ou physiologique (cheval « cassé »).

Coordonnées :